Le champ visuel

1. Champ visuel

Le champ visuel est la portion d'espace que je peux voir sans tourner la tête.

Il est d'environ 180 degrés. Mais cet angle ne permet pas de tout voir net et en couleur : ma vision efficace ne dépasse pas un angle de 40 à 60 degrés. Tout ce qui se trouve au-delà est mal défini (netteté, couleurs). C'est pourquoi je dois bouger les yeux, voire tourner la tête pour bien appréhender ce qui m'entoure.

2. Optimiser la visibilité

J'optimise le chargement de ma voiture en évitant qu'il gêne ma visibilité vers l'avant, sur les côtés ou vers l'arrière.

J'essaie d'éliminer tous les reflets sur le pare-brise, notamment dû à un objet clair posé sur le tableau de bord.

Lors d'une marche arrière, je n'hésite pas à demander à mes passagers de se baisser pour que j'aie une meilleure visibilité.

3. Avant de partir

Avant de partir, je vérifie que toutes les vitres sont propres. Je vérifie que les essuie-glaces sont en bon état et que le lave-glace fonctionne. Je peux en avoir besoin qu'il fasse beau ou qu'il pleuve. Une mauvaise visibilité retarde la détection du danger et favorise l'apparition de la fatigue.

Si de la buée se forme sur les vitres, je n'hésite pas à utiliser les fonctions de désembuage ou la climatisation (qui assèche l'air), juste le temps qui est nécessaire.

4. Les vitres

Si les vitres sont givrées ou couvertes de neige, je les dégage complètement (sans oublier les feux et les plaques minéralogiques). S'il s'agit de neige, je l'enlève totalement, y compris sur le toit. Sinon, elle pourrait se détacher par plaques et glisser sur mon pare-brise, au risque de me surprendre, ou s'envoler et surprendre un autre usager.

5. Champs visuel de nuit

La nuit, mon champ visuel se restreint à la zone éclairée par les feux. J'adapte l'éclairage à la situation :
- les feux de croisement ont une portée limitée. Au-delà de 50 mètres, ils ne permettent pas de voir un obstacle sombre ou un usager non éclairé sur la chaussée,
- les feux de route permettent de voir plus loin et plus large que les feux de croisement (portée : au moins 100 mètres),
- les feux de brouillard avant permettent de voir un peu plus large, sur une distance restreinte. Par temps clair temps est clair, ils sont autorisés en complément des feux de route, uniquement sur les routes étroites et sinueuses, et à condition de ne pas éblouir un autre usager (les éteindre pour croiser). Ils ne sont efficaces qu'à allure lente à modérée. Inutile de les allumer de nuit, par temps clair, à 80 km/h ou plus.

6. La vitesse et le champ visuel

Attention : la vitesse rétrécit le champ visuel : elle dégrade la vision périphérique, qui devient floue.
A 40 km/h, il se rétrécit à 100 degrés environ.
A 100 km/h, il n'est plus que de 45 degrés.
A 130 km/h, le conducteur ne voit plus que ce qui se passe droit devant lui.

7. Le champ visuel des autres usagers

Je reste vigilant et je ralentis lorsque le conducteur d'un autre véhicule ne me voit probablement pas. A une intersection par exemple, lorsque le véhicule n'a pas de vitres latérales arrière.

Attention aux véhicules encombrants, dont les zones d'angles morts sont souvent très importantes !