La pollution sonore

1. La pollution sonore et ses conséquences

Selon l'Agence Européenne pour l'Environnement, 70% de la pollution sonore est liée à la circulation routière. La valeur du bruit se mesure en décibels (dB).

100 millions de personnes en Europe sont soumises à des bruits supérieurs à 55 dB, (voire 65 dB pour 32 millions d'entre elles). 50 millions se plaignent de troubles du sommeil liés au bruit. Or, le bruit d'une seule voiture neuve ou récente dépasse tous ces seuils (il peut atteindre 74 à 75 dB selon les modèles).

Les personnes vivant en agglomération sont les plus exposées.

2. Exposition quotidienne

L'exposition quotidienne au bruit (55 à 80 dB) provoque du stress, ce qui entraîne des risques d'hypertension artérielle et de troubles cardio-vasculaires. Un bruit, même modéré (45 dB), peut affecter la qualité du sommeil et a des conséquences sur la productivité au travail.

3. Pollution sonore

Lorsqu'on parle de pollution sonore liée à l'automobile, on pense d'abord au véhicule bruyant qui traverse une agglomération, en particulier la nuit, pouvant déranger plusieurs centaines de riverains au cours de son trajet. Mais en réalité, cette situation est (heureusement) marginale. Tous les véhicules participent plus ou moins au bruit ambiant. Pourtant, il existe des solutions pour le réduire.

4. Comment éviter ou limiter le bruit

Je maintiens le dispositif d'échappement en bon état :
- je ne le modifie pas (c'est interdit !),
- je le fais réparer sans attendre si je constate une fuite ou un bruit anormal.

5. Cas d'utilisation

Je n'utilise l'avertisseur sonore que lorsqu'il est nécessaire. En ville ou la nuit, la réglementation prévoit qu'il est autorisé uniquement en cas de danger immédiat. Par respect pour les riverains et les autres usagers, je ne l'utilise pas :
- pour saluer un ami dans la rue,
- pour "réveiller" un conducteur (qui tarde à redémarrer à un feu vert par exemple),
- pour célébrer un événement festif (mariage, victoire de match...).

6. Musique à volume élevé

Vitres ouvertes ou fermées, je n'écoute pas de musique à volume trop élevé (ce qui, en plus, est dangereux puisque le conducteur est privé des indices sonores liés à la circulation). En effet, la musique peut s'entendre à plusieurs centaines de mètres (en particulier la nuit). A noter que je peux être verbalisé en cas d'abus.

7. Le bruit des pneus

En ville, en conduite "normale", le moteur de la voiture n'est pas le seul facteur de bruit. Ses pneus peuvent l'être tout autant. Pour y remédier, je peux opter pour des pneus moins bruyants, qui souvent, sont aussi des pneus de bonne qualité et "basse consommation". Ainsi, je fais d'une pierre 2 coups : je réduis la pollution sonore et la pollution atmosphérique.

8. Limiter le bruit

De nuit, en agglomération, je modère ma vitesse et je passe rapidement mes rapports de vitesses afin de limiter le bruit (et la pollution atmosphérique par la même occasion).

9. l'arrêt long

Lorsque je m'arrête et que l'arrêt va probablement durer plus de 20 à 30 secondes (à un feu rouge, dans un bouchon, à un passage à niveau...), j'arrête le moteur. Ainsi, je participe à la réduction du bruit ambiant (en particulier en ville, et surtout la nuit) et je n'émets plus de gaz polluants (en plus de réaliser des économies de carburant).