L'éblouissement

1. L'éblouissement

L'éblouissement survient lorsque je passe d'une zone sombre à une zone très éclairée ou que je regarde une source très lumineuse.

En effet, l'oeil humain a la faculté de s'adapter à la forte lumière ou à l'obscurité, grâce à la pupille qui laisse passer plus ou moins de lumière, mais cette adaptation prend du temps.

Si ce temps n'est pas suffisant :
- une source de lumière vive peut être gênante voire douloureuse et m'empêche de voir ce qui se trouve autour d'elle,
- l'entrée dans une zone sombre peut me rendre totalement "aveugle" quelques instants.

2. Les causes d'éblouissement sur la route

La première cause d'éblouissement à laquelle on pense lorsque l'on conduit est le cas où un usager arriverait en feux de route (ou en feux de croisement mal réglés), de nuit.

Dans ce cas, je serai gêné par la forte lumière pendant plusieurs secondes. Et une fois la voiture croisée, j'aurai l'impression de ne plus rien voir. En effet, il faut 5 à 10 secondes, voire plus, pour s'habituer de nouveau à l'obscurité.

En cas d'éblouissement dans ces conditions :
- je ralentis, pour anticiper que ma vision va être altérée plusieurs secondes (soit plus de 200 mètres parcourus "en aveugle" à 80 km/h),
- pour limiter l'éblouissement, je ne fixe pas les feux du véhicule qui m'éblouit ; au contraire, je regarde le bord droit de la chaussée, le plus loin possible. Ce qui pourra aussi m'aider à détecter un autre usager mal éclairé (piéton, cycliste),
- j'avertis l'usager qui m'éblouit en lui faisant un bref appel de phares (que je peux renouveler si nécessaire). Mais s'il ne réagit pas, je n'allume pas mes feux de route en continu pour l'éblouir à mon tour ! (Ça ne réglerait pas mon problème et je suis plus intelligent que cela).

3. Le pare-soleil

Un soleil bas peut être aveuglant au point de m'empêcher de voir les véhicules arrivant en face ou un usager de petite taille circulant dans ma voie (un cycliste par exemple). Le pare-soleil peut partiellement y remédier (à condition que le soleil ne soit pas trop bas). Mais attention : il ne doit pas m'empêcher de voir loin !

4. Derrière moi

Si au contraire je constate que le soleil est bas, mais qu'il se trouve derrière moi (dans mon rétroviseur), ce sont les usagers arrivant en face qui sont aveuglés. Dans ce cas, j'allume mes feux de croisement pour qu'ils puissent mieux me voir. Cela me permettra aussi d'être mieux visible dans les rétroviseurs des usagers qui me précèdent.

5. Dans un tunnel

Dans un tunnel, mes yeux s'habituent à l'obscurité. Le risque d'éblouissement est donc présent au moment de sortir du tunnel ; surtout si celui-ci est long et/ou sombre (mes yeux ont eu le temps de mieux s'habituer) et que le temps est clair (forte luminosité).

Pour limiter l'éblouissement à la sortie :
- je ralentis (pour ne pas être surpris en cas d'incident ou de ralentissement dès la sortie),
- je peux abaisser le pare-soleil (surtout si le soleil est en face et bas sur l'horizon).

Allumer les feux de route n'apporterait rien (de jour, aucun feu ne permet de mieux voir), mais ils pourraient gêner un autre usager. Mettre trop tôt mes lunettes de soleil (alors que je suis encore dans le tunnel) pourrait être particulièrement dangereux.

6. Les feux

Comme pour les feux de route de nuit, j'évite de fixer les feux de brouillard des usagers arrivant en face (je regarde le bord droit de la chaussée, le plus loin possible).

7. Régler l'intensité de l'éclairage du tableau de bord

De nuit, la lumière du tableau de bord peut être gênante si elle est trop intense. Surtout, elle empêche mes yeux de s'habituer à l'obscurité ; surtout si je rencontre peu de voitures en sens inverse.

Dans ce cas, j'utilise la commande dédiée (le rhéostat) pour réduire l'éclairage du tableau de bord. Ainsi, je verrai mieux et plus loin.

8. Ne pas éblouir

J'adopte les bons comportements pour ne pas gêner ou éblouir les autres usagers. De nuit :
- j'adapte la hauteur du faisceau de mes feux à la charge de ma voiture (selon si je suis seul à bord ou non ; selon si ma voiture est lourdement chargée ou pas),
- je coupe les feux de route assez tôt lorsqu'un usager arrive en face (impossible de donner une distance puisqu'il est impossible de les évaluer de nuit),
- je n'allume les feux de brouillard avant que si je suis sur une route étroite et sinueuse et que personne n'arrive en face.

9. De jour

De jour, je n'allume pas les feux de brouillard arrière en plus des feux de croisement :
- si le brouillard est faible (que les feux rouges sont visibles de loin),
- si je suis suivi d'assez près (l'usager qui me suit m'a vu),
- si je circule en ville (la densité de circulation, l'écart de vitesse entre les usagers et l'intervalle entre les véhicules ne le justifient pas ; et les feux rouges suffisent !).