Les interactions avec les passagers, les autres usagers, la voiture

1. Les interactions bénéfiques avec les passagers

La présence de passagers dans la voiture peut avoir des effets bénéfiques sur le conducteur :
- par leurs discussions, ils permettent de stimuler le conducteur,
- ils voient la route et peuvent en discuter, voire alerter le conducteur sur une situation,
- ils peuvent lui faire des remarques justifiées sur sa conduite (avec diplomatie, pour lui faire remarquer justement qu'il roule trop vite, trop près d'un véhicule, qu'il conduit depuis trop longtemps, qu'il semble fatigué... Ou que NON, il ne doit pas répondre au téléphone alors que celui-ci se met à sonner !).

2. Les interactions néfastes

Mais les passagers peuvent aussi avoir des effets néfastes, voire dangereux :
- si l'ambiance dans la voiture est trop "joyeuse" ou au contraire très tendue,
- si un passager ne va pas bien (un jeune enfant qui pleure par exemple),
- si un des passagers incite le conducteur à commettre une infraction (rouler plus vite, passer à un feu orange ou à un passage à niveau dont le feu rouge clignote).

Ces situations font baisser l'attention du conducteur ou l'agacer, ce qui peut conduire à l'accident. Le conducteur doit alors essayer de faire abstraction de ces "pressions", voire s'arrêter pour régler un problème. C'est souvent la meilleure solution.

3. Savoir faire le point

Lorsque le conducteur cherche son chemin, il est plus ou moins stressé et pas 100% attentifs aux indices nécessaires pour bien conduire.

Le G.P.S. peut aussi soumettre le conducteur à une certaine pression en donnant des instructions vocales, que le conducteur peut vouloir suivre à tout prix, presque "aveuglément". (En particulier s'il s'est trompé de route et que le G.P.S. le harcèle pour qu'il fasse demi-tour).

Dans ce cas, il est préférable là encore de s'arrêter et de faire le point sur son trajet, voire de couper le son du G.P.S. (qui est toujours une source de distraction).

4. En tant que passager

En tant que passager, j'évite de perturber le conducteur. Je contribue à une ambiance sereine et attentive dans la voiture, et je ne l'incite pas à commettre des infractions ou à prendre des risques.

5. La pression venant d'autres usagers

La pression peut aussi venir d'un autre usager.

Par exemple, un usager qui me suit, et qui multiplie les appels de phares (voire le klaxon) pour que je démarre plus vite, que j'aille plus vite, que je termine un dépassement plus vite...

Dans ce cas, je me remets en cause, bien sûr : j'évalue la gêne éventuelle que je génère... Mais je garde mon calme, je ne me précipite pas, je ne prends pas de risques. Je ne réponds pas à cet usager pour éviter de faire monter les tensions.

Si la pression de la part cet usager a été trop forte, je m'arrête quelques instants afin de reprendre mes esprits. Le stress peut monopoliser l'attention. C'est aussi un facteur d'accident.

6. Compréhension et courtoisie

Et bien sûr, je prends le problème à l'envers : j'évite de mettre un autre usager sous pression. Je fais preuve de compréhension et de courtoisie.