Vigilance, fatigue, stress...

1. La fatigue, la somnolence

1 accident sur 3 est dû à la fatigue ou à la somnolence sur l'autoroute.

La fatigue, empêche de rester concentré. Les signes qu'elle arrive : des bâillements répétés, les yeux qui picotent, le regard se fige, la nuque devient raide et douloureuse, l'inconfort, l'agacement, des douleurs dans le dos, le besoin de changer de position...

Attention, on peut lutter quelques instants contre la fatigue, mais elle conduit fatalement à la somnolence, des périodes de micro-sommeil (pouvant atteindre plusieurs secondes), puis à l'endormissement. Rien n'y fait : inutile de monter le volume de la radio, d'ouvrir une vitre, de changer de position... Cela n'aura aucun effet durable. La seule solution est de se reposer.

Dès les premiers signes de somnolence, le risque d'accident est multiplié par 3.

2. La vigilance, l'attention

La vigilance et l'attention peuvent être altérées par la fatigue, mais pas seulement : la consommation d'alcool, de drogue ou de certains médicaments provoquent une baisse de la vigilance. Tout comme un trajet long et monotone (sur une autoroute déserte et droite par exemple). Le téléphone ou toute autre distraction qui n'est pas strictement nécessaire pour l'activité de la conduite entraînent également une baisse de l'attention.

D'autre part, l'horloge interne de l'organisme est programmée pour relâcher la vigilance à certains moments de la journée : en début d'après-midi (entre 14 h et 16 h - et cela n'a rien à voir avec la prise d'un repas ou non), et la nuit (surtout entre 5 h et 7-8 h du matin).

3. Le stress

Le stress peut jouer un rôle dans le degré de concentration du conducteur. Si j'ai des soucis (personnels, professionnels) ou des angoisses, si je ne me sens pas bien, je ne suis pas au mieux de mes capacités pour conduire... Cela jouera un rôle sur mon temps de réaction et sur la pertinence de mes décisions.

4. Conséquences sur le temps de réaction

La fatigue, le manque de vigilance ou encore le stress augmentent le temps de réaction, et donc la distance parcourue pendant celui-ci. Si je réagis plus tard, je devrai faire face à un danger plus proche et je n'aurai peut-être plus la marge de manoeuvre nécessaire pour éviter l'accident.

5. Les causes ; comment y remédier

J'évite de faire un long parcours alors que je suis déjà fatigué avant le départ, après une journée de travail ou si j'ai peu dormi (une nuit = au moins 7 heures de sommeil).

Je ne fais pas un repas trop copieux avant de partir et je ne bois pas d'alcool, je ne conduis pas si j'ai consommé de la drogue ou si je prends un médicament dont l'emballage présente une mise en garde pour la conduite, j'évite de surchauffer l'habitacle.

Tous ces facteurs favorisent l'apparition de la fatigue et entraînent une somnolence.

6. Prévoir son parcours

Je prépare mon parcours, en prévoyant mon itinéraire, des étapes et en choisissant des horaires favorables (en évitant les bouchons). Je pars avec un véhicule dont je suis sûr du bon état, avec des vitres et des feux propres.

J'évite de conduire si j'ai des problèmes personnels qui me perturbent ou si je suis stressé. Ou alors, je dois être conscient que je devrai redoubler de vigilance. J'évite de rouler la nuit, moment où mon organisme est programmé pour relâcher sa vigilance et que l'endormissement survient naturellement.

Je ne fixe pas d'heure d'arrivée pour éviter de me mettre la pression en cas de retard.

7. Conduire d'affilé

Presque tout le monde est capable de conduire 6 à 8 heures d'affilée. Ce n'est pas un exploit, juste de l'inconscience. Le risque d'accident augmente considérablement dès le début de la 3ème heure.

Pour ne pas me mettre en danger et ne pas faire prendre de risques aux autres usagers, je fais des pauses régulières d'au moins 20 minutes, toutes les 2 heures maximum. J'en profite pour faire quelques mouvements afin de me dégourdir les muscles. Si je me sens fatigué, j'essaie de dormir quelques minutes.

Si les conditions ne sont pas favorables (météo, nuit, embouteillages), je fais des pauses plus fréquentes.

Je n'hésite pas à laisser le volant à un de mes passagers plus en forme.

8. Rester attentif

Je reste attentif à ma conduite : il s'agit d'une activité à plein temps.

Je respecte les limitations de vitesse : plus je roule vite, plus je serai fatigué, et plus je serai stressé à cause des situations à risques qui se multiplient.

Je ne téléphone pas (même avec un kit "main-libre"), je ne mange pas en conduisant, je ne fume pas, je parle avec mes passagers sans trop m'impliquer, je n'écoute pas de musique à un volume trop élevé, je reste actif au lieu de me reposer uniquement sur les automatismes de la voiture (maintien automatique des intervalles de sécurité, commutation automatique des feux de croisement/feux de route...).