Le vent

1. Problème

En conduite, un vent même fort, ne pose pas réellement de problème lorsqu'il souffle de l'arrière ou de l'avant (si ce n'est qu'il fait augmenter la consommation de carburant). En revanche, il peut s'avérer gênant, voire dangereux s'il souffle latéralement.

2. Le vent latéral

Le vent souffle rarement de façon continue, mais plutôt par rafales.

Conséquence : un vent latéral, qu'il souffle de la droite ou de la gauche, me fera faire des écarts vers la droite ET vers la gauche en raison de ces changements d'intensité.

Lors des changements d'exposition (en passant d'une zone découverte à une zone abritée du vent et inversement), le risque d'écart est particulièrement important.

Un véhicule que je croise, que je dépasse ou qui me dépasse peut faire obstacle au vent momentanément, ce qui pourra me faire un écart (ou lui faire faire un écart).

3. Véhicules concernés

Tous les véhicules sont concernés par le vent latéral, mais d'autant plus :
- si le véhicule est léger (voiture, moto, vélo, voire piéton) :
- si le véhicule offre une surface importante au vent, et surtout s'il est haut (poids-lourd).

Un véhicule à la fois léger et volumineux est donc particulièrement exposé. (Une camionnette, surtout si elle est vide, ou une voiture tractant une caravane).

4. Facteurs agravant

L'amplitude des écarts est d'autant plus importante que la vitesse est élevée.

Des pneus sous gonflés ou des amortisseurs fatigués amplifient ce phénomène.

5. La signalisation

La différence entre ces 2 signalisations :
- le panneau classique (à gauche) annonce un risque fréquent de vent latéral (il ne dit pas si le vent souffle effectivement, ni sa force, ni même sa direction).
- le panneau lumineux (à droite) indique qu'un vent latéral souffle effectivement, avec une force significative (mais il ne précise pas s'il souffle de la droite ou de la gauche). Si le vent était faible ou nul, ce panneau serait éteint.

6. Manche à air

En complément de ces 2 panneaux, je trouve généralement une manche à air implantée à proximité.

Si elle est verticale, le vent est nul ou très faible.
Si elle est inclinée, le vent est modéré. Le risque de faire des écarts existe déjà.
Si elle est horizontale, le vent souffle fort. Le risque est réel.

D'autre part, la manche à air permet de savoir dans quel sens le vent souffle.

7. La conduite par fort vent latéral

- je tiens fermement le volant,
- je me tiens près en permanence à faire une légère correction de trajectoire,
- je regarde loin pour repérer un éventuel obstacle sur la route (branche, arbre couché),
- je réduis ma vitesse, en particulier la nuit où je verrais cet obstacle plus tard (dans le faisceau de mes phares),
- je fais particulièrement attention dans les zones exposées (les ponts notamment) et lors des changements d'exposition (en passant d'une zone découverte à une zone abritée du vent et inversement),
- j'évite de dépasser (je peux faire un écart à ce moment-là, et le véhicule que je dépasse en faire un aussi ; surtout au moment où nous nous masquons mutuellement le vent),
- je suis vigilant pour les mêmes raisons si je suis dépassé, ou lorsque je croise un véhicule (en particulier sur les routes à double sens, où l'espace entre les véhicules qui se croisent est réduit).