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Comment fonctionnent les radars tronçons ?

Les radars tronçons sont des dispositifs assez atypiques, bien différents des autres radars fixes ou radars automatiques positionnés sur les routes françaises. Ils sont généralement peu connus des conducteurs, car assez rares.

Bien que déployés depuis 2012, leurs résultats décevants et leurs coûts importants découragent désormais les autorités françaises d’en installer davantage. Zoom sur ce fameux radar tronçon et son fonctionnement.

Qu’est-ce qu’un radar tronçon ?

Les radars tronçons sont des radars routiers assez particuliers. Contrairement aux autres radars habituels, ils ne flashent pas les usagers en flagrant délit d’excès de vitesse. Aussi nommés radars vitesse moyenne, ils calculent en fait la vitesse moyenne d’un véhicule entre deux points d’une voie de circulation ou d’un tronçon d’autoroute.

Ces nouveaux radars sont donc déployés par paire. Ils vont alors calculer la vitesse moyenne du véhicule sur une partie de la route. L’automobiliste en infraction n’est donc pas flashé, mais sa vitesse moyenne supérieure à la norme déclenche une contravention.

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Bon à savoir

En France, il existe de nombreux types de radars. Si certains n’émettent pas de contravention comme les radars pédagogiques, d’autres font preuve d’aucune tolérance vis-à -vis des usagers qui commettent une infraction. Les radars tourelles notamment sont capables de détecter les infractions aux limitations de vitesse, mais aussi les dépassements dangereux des conducteurs, le non-respect des distances de sécurité ou encore le franchissement de feux rouges.

Comment fonctionnent les radars tronçons ?

Comme nous l’avons dit ci-dessus, le radar section est déployé par paire. Le dispositif permet alors de calculer la vitesse moyenne des automobilistes sur une section de la route. Si le conducteur respecte la limitation de vitesse autorisée sur ce tronçon, il doit parcourir la distance en un certain temps.

Grâce à des caméras vidéo, ce dispositif de sécurité routière enregistre ainsi des informations sur tous les usagers de la route qui passent devant les bornes. La première visualise le véhicule et capture certaines données : plaque d’immatriculation, heure et date du passage. La seconde borne relève également ces informations. L’ordinateur réalise ensuite un calcul du temps mis par le conducteur pour franchir la distance entre les deux stations. Il en déduit ainsi une vitesse moyenne. Si cette vitesse moyenne est supérieure aux limitations de vitesse autorisées sur la voie, le contrevenant est alors verbalisé.

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Amendes et pertes de points par un radar tronçon

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Comme pour tous les autres types de radars, les amendes et retraits de points dépendent de la gravité de l’infraction. Les sanctions sont ainsi pour les excès de vitesse de :

  • moins de 20 km/h : 135 € d’amende et 1 point retiré si la limitation est inférieure ou égale à 50 km/h, 68 € et 1 point retiré si elle est supérieure à 50 km/h ;
  • entre 20 et 29 km/h : 135 € d’amende et 2 points retirés ;
  • entre 30 et 39 km/h : 135 € d’amende et 3 points retirés ;
  • entre 40 et 49 km/h : 135 € d’amende et 4 points retirés ;
  • égale ou supérieure à 50 km/h : jusqu’à 1 500 € d’amende et 6 points retirés.

Au-delà de 30 km/h, le conducteur risque d’autres sanctions : stage de sensibilisation obligatoire, suspension du permis de conduire, confiscation du véhicule, etc.

Pourquoi compte-t-on si peu de radars tronçons en France ?

Mis en service depuis 2012, les radars de tronçons sont aujourd’hui peu nombreux en France. On en compte ainsi une centaine sur les 3 275 radars fixes présents sur le territoire métropolitain et outre-mer. Plusieurs raisons expliquent que ces radars section soient si peu présents :

  • Des résultats décevants : La raison principale du faible nombre de radars tronçons installés tient dans leurs résultats. En 2017, ils comptabilisaient au total 390 084 verbalisations, à comparer aux 105 134 verbalisations d’un seul radar fixe de l’A10 (source : sécurité routière).
  • Un coût à l’achat très important : Outre les faibles résultats de ces radars, c’est aussi leur coût d’achat élevé qui fait qu’ils sont peu appréciés des autorités. Les radars tronçons sont des systèmes complexes, avec deux bornes disposées sur des mâts. Par conséquent, ils sont plus chers que les radars automatiques classiques.
  • Des coûts d’entretien également très élevés : En plus du coût d’achat élevé, les coûts d’entretien de ces radars tronçons sont exorbitants comparés à leur efficacité. Difficiles à paramétrer, beaucoup de contrôles ne sont pas exploitables. Du fait de leur complexité, leur entretien est plus compliqué et entraîne des coûts plus importants.

Pour toutes ces raisons, les radars tronçons ne sont aujourd’hui plus déployés par les autorités françaises. Ces dernières préfèrent utiliser d’autres systèmes, comme les nouveaux radars embarqués ou radars voiture.

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FAQ

  • Est-ce que les radars tronçons flashent ?

    Contrairement à leurs homologues fixes, les radars de tronçons ne flashent pas, notamment parce qu'ils utilisent un système infrarouge.

  • Où sont placés les radars tronçons en France ?

    Les radars tronçons sont généralement placés dans des zones sensibles et inaccessibles, comme des ponts, des tunnels, ou encore sur des chantiers.