Depuis quelques années, les trottinettes électriques se multiplient en ville comme dans les petites communes. Pour protéger leurs conducteurs et les autres usagers, le code de la route encadre leur circulation et leurs équipements. En 2026, les règles concernent aussi les autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), comme le gyropode, la monoroue et l’hoverboard. Il faut surtout distinguer le socle national des obligations territoriales applicables à Paris et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.
Ce guide vous présente les règles pratiques à connaître avant de circuler, que vous utilisiez un EDPM ou que vous prépariez le permis de conduire.

Informations vérifiées le 2 septembre 2026. Les règles locales peuvent évoluer : contrôlez le périmètre de l’arrêté applicable avant votre trajet.
Les engins de déplacement personnel motorisés sont des véhicules sans place assise, conçus pour une seule personne, équipés d’un moteur ou d’une assistance non thermique et pouvant se déplacer à plus de 6 km/h, sans dépasser 25 km/h par construction. La réglementation des EDPM s’applique donc à plusieurs engins :
Le cyclomobile léger, comme une draisienne électrique ou une trottinette électrique avec siège, constitue une catégorie distincte, mais certaines règles de circulation et de sécurité lui sont également applicables. Cet article reste centré sur la trottinette électrique, l’engin le plus courant, tout en vous donnant le cadre utile pour les autres EDPM.
La circulation des EDPM est organisée pour faciliter le partage de la voie publique avec les autres usagers, notamment les piétons et les cyclistes. Les règles diffèrent selon l’âge du conducteur, la vitesse de l’engin, le lieu de circulation et les décisions prises localement.
Vous devez avoir au moins 14 ans pour conduire une trottinette électrique ou un autre EDPM. Cette règle nationale s’applique depuis le 1er septembre 2023. L’engin ne peut transporter qu’une seule personne : vous ne pouvez donc pas monter à deux, même pour accompagner un enfant ou un proche.

Un EDPM destiné à circuler sur la voie publique doit être conçu pour une vitesse maximale de 25 km/h. Le débridage est interdit : il ne faut pas modifier l’engin pour dépasser cette limite. Une trottinette ou un autre EDPM dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 25 km/h ne peut pas circuler comme un EDPM sur la voie publique et expose à une sanction spécifique.
Les autorités locales peuvent réduire la vitesse autorisée sur certaines voies. Vous devez donc respecter la signalisation et les arrêtés locaux, même si votre engin est techniquement capable de rouler à 25 km/h.
En agglomération, vous devez circuler sur les bandes ou pistes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, vous pouvez emprunter une route dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h. Vous pouvez également circuler sur une aire piétonne, à condition d’adopter une allure modérée de 6 km/h et de ne pas gêner les piétons.
La circulation sur les trottoirs est interdite, sauf autorisation du maire. Dans ce cas, vous devez avancer à l’allure du pas, soit environ 6 km/h, et laisser les piétons circuler librement. Les voiries privées peuvent également être utilisées, selon leurs propres règles d’accès.
Hors agglomération, les EDPM ne peuvent en principe circuler que sur les voies vertes et les pistes cyclables. Une autorité compétente peut exceptionnellement autoriser certains itinéraires, notamment sur des routes dont la vitesse maximale autorisée ne dépasse pas 80 km/h, si les conditions de sécurité le permettent. Sur ces voies, des équipements supplémentaires deviennent obligatoires, notamment le casque, l’équipement rétro-réfléchissant, un éclairage complémentaire et les feux de position allumés.

Une aire piétonne n’est pas un espace où vous pouvez rouler comme sur une piste cyclable : restez très lent et ne gênez jamais les piétons.
La réglementation distingue les équipements installés sur l’EDPM et ceux que doit porter son conducteur. Cette distinction est essentielle, car les obligations ne sont pas toutes les mêmes selon le lieu et les conditions de circulation.
Votre trottinette électrique doit être équipée :
Les dispositifs réfléchissants latéraux ne sont pas obligatoires lorsque les pneus de l’engin en sont équipés. Vous pouvez consulter la différence entre un klaxon et un avertisseur sonore pour retenir le vocabulaire officiel utilisé dans la réglementation.
Vous devez également disposer d’une assurance responsabilité civile couvrant les dommages que vous pourriez causer à un tiers : blessure d’un piéton, détérioration d’un véhicule ou autre dommage matériel. Avec une trottinette en libre-service, vérifiez les conditions d’assurance prévues dans le contrat.
À l’échelle nationale, vous devez porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante le jour. L’équipement peut être intégré à un vêtement ou porté par-dessus celui-ci. Il doit être visible des autres usagers et être conforme aux caractéristiques réglementaires ; l’équipement rétro-réfléchissant doit notamment présenter une surface totale d’au moins 150 cm² et être porté sur le haut du corps, hors casque.
Le casque n’est pas une obligation nationale générale dans toutes les situations en agglomération. Il reste toutefois une protection fortement recommandée. En revanche, il devient obligatoire lorsque vous empruntez une voie autorisée exceptionnellement par l’autorité de circulation avec une vitesse maximale allant jusqu’à 80 km/h, ainsi que dans les territoires soumis à l’arrêté préfectoral du 7 août 2026 détaillé ci-dessous.
Depuis le 7 août 2026, l’arrêté n° 2026-00969 du préfet de police impose, à Paris et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, le port :
Ces deux équipements sont obligatoires à toute heure, de jour comme de nuit, sur la voie publique, y compris sur les pistes cyclables. L’obligation vise les conducteurs de trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards. Le cyclomobile léger est également inclus dans le périmètre des règles de sécurité présentées par Service-Public.
| Socle national | Obligations territoriales en 2026 |
|---|---|
| Âge minimal : 14 ans ; vitesse maximale : 25 km/h ; circulation sur les voies autorisées ; équipements de l’engin ; assurance ; interdictions de sécurité. | À Paris et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne : casque et équipement rétro-réfléchissant obligatoires à toute heure sur la voie publique. |
Cette mesure ne signifie pas que le casque est obligatoire pour tous les conducteurs d’EDPM partout en France. D’autres territoires peuvent avoir adopté leurs propres règles : vérifiez toujours le département et l’itinéraire concernés avant de circuler.
Dans le périmètre Paris–petite couronne, un simple brassard ou un équipement peu visible ne suffit pas nécessairement : choisissez un équipement conforme, visible et porté sur le haut du corps.
Conduire un EDPM implique de respecter plusieurs interdictions destinées à prévenir les collisions et les pertes de contrôle. Il est interdit :
Vous devez aussi adapter votre allure et respecter les autres usagers. Dans une zone de rencontre, les piétons restent particulièrement exposés : laissez-leur la priorité et conservez une vitesse maîtrisée.
Le code de la rue a été mis en place pour rendre la mobilité des usagers vulnérables, comme les cyclistes et les piétons, plus sûre. Il vise ainsi à réduire le nombre d'accidents qui les touche en responsabilisant davantage les conducteurs.
Le montant dépend de l’infraction et du périmètre dans lequel elle est commise. Voici les principaux cas à retenir, à distinguer des éventuelles mesures locales de police.
| Infraction | Montant | Périmètre |
|---|---|---|
| Circulation hors des voies autorisées ou non-respect des règles de circulation | 135 € (4e classe) | Règle nationale, sauf décision locale plus restrictive |
| Circulation sur un trottoir sans autorisation | 135 € (4e classe) | Règle nationale |
| Transport d’un passager | 135 € (4e classe) | Règle nationale |
| Poussée, traction d’une charge ou remorquage par un véhicule | 35 € (2e classe) | Règle nationale |
| Absence d’équipement rétro-réfléchissant la nuit ou par visibilité insuffisante | 35 € (2e classe) | Règle nationale |
| Absence de casque à Paris ou en petite couronne concernée | 135 € (4e classe) | Arrêté du 7 août 2026 |
| Absence d’équipement rétro-réfléchissant à Paris ou en petite couronne concernée | 35 € (2e classe) | Arrêté du 7 août 2026 |
| Engin dont la vitesse maximale par construction dépasse 25 km/h | Jusqu’à 1 500 € (5e classe), et jusqu’à 3 000 € en cas de récidive | Règle nationale |
Le débridage qui rend l’engin non conforme peut donc avoir des conséquences importantes. Pour approfondir les différentes catégories d’infractions, retrouvez notre page dédiée aux infractions au code de la route.
Informations vérifiées le 2 septembre 2026. Les montants et les règles locales doivent être contrôlés dans les textes en vigueur au moment de la publication et de la circulation.

Pour réduire le risque d'accidents, les conducteurs d'EDPM doivent ainsi avoir une bonne connaissance de la réglementation en vigueur. En ville, la circulation peut être complexe entre les automobilistes et les transports en commun, d'autant qu'il existe d'ailleurs des règles de circulation spécifiques aux tramways. Pour ne pas vous mettre en danger, En Voiture Simone vous détaille tous les points indispensables à connaître ! 🛴
Les conducteurs de trottinettes et d’EDPM sont des usagers vulnérables, sans carrosserie pour les protéger. En tant qu’automobiliste, vous devez donc anticiper leurs changements de direction et leur laisser un espace suffisant.
Lors d’un dépassement, respectez une distance latérale d’au moins 1 mètre en agglomération et 1,50 mètre hors agglomération. Utilisez vos clignotants pour signaler chaque changement de direction, ralentissez à l’approche d’une intersection et contrôlez vos angles morts avant de tourner ou de stationner. Une attention particulière est nécessaire près des pistes cyclables, des aires piétonnes et des transports en commun.
En cas de doute, mieux vaut patienter quelques secondes plutôt que de dépasser un EDPM dans un espace trop étroit. Cette prudence protège le conducteur de l’engin et les occupants de votre véhicule.
Pour retenir l’essentiel, conduisez un EDPM seul, à 25 km/h maximum, sur une voie autorisée et avec un engin correctement équipé. Le casque et l’équipement rétro-réfléchissant sont obligatoires à Paris et en petite couronne concernée, tandis que d’autres territoires peuvent prévoir des règles particulières. La vérification du lieu de circulation reste donc le bon réflexe avant chaque trajet.
Qui dit mobilité, dit stationnement. Saviez-vous qu'il existe plusieurs types de parkings ? Tous répondent à une réglementation précise : les usagers qui ne la respectent pas encourent des sanctions variées, comme l'amende ou la mise en fourrière. Alors pour éviter ce cas de figure, une seule règle : bien connaître le code de la route ! 😉