L'expérience de la conduite

1. Accidentologie

Chaque année, près de 562 jeunes de 18 à 24 ans sont morts dans un accident de la route. Ils sont particulièrement surreprésentés dans ces accidents.

Un conducteur novice a 4 fois plus de risques d'être tué dans un accident de la route qu'un conducteur expérimenté.

Les raisons : l'inexpérience bien sûr. Mais aussi et surtout les conduites à risques : alcool, cannabis, vitesse, fatigue (surtout le week-end)... La plupart de ces facteurs étant évitables.

Dans la plupart des cas, la responsabilité du conducteur novice est retenue.

2. Les automatismes

Il faut des années et plusieurs milliers de kilomètres avant que le maniement de la voiture devienne totalement "automatique". En attendant, la gestuelle demande de l'attention, au détriment de la prise d'informations, et accélère l'apparition de la fatigue.

3. La sélection et la hiérarchie des informations

Avec l'expérience, un conducteur sélectionne les informations utiles et les classe selon les importances (la hiérarchie).

Cela lui permet de savoir ce qu'il faut principalement surveiller, ce à quoi il faut s'attendre, et comment réagir si cela se produit.

Mais encore une fois, cela ne s'acquiert qu'après avoir parcouru plusieurs milliers de kilomètres. Un conducteur novice n'en est pas capable. C'est aussi pour cela que les limitations de vitesse ou encore l'alcoolémie maximale autorisée sont abaissées pendant cette période.

4. L'exploration visuelle

Parfois, une situation de conduite peut comporter tellement d'informations qu'il est difficile de tout voir instantanément (le champ visuel efficace d'un conducteur n'est que de 40 à 60°).

Pour un conducteur débutant, cette tâche est d'autant plus difficile qu'il lui manque certains éléments d'expérience et qu'il est encore très accaparé par le maniement de la voiture.

5. La fatigue

Maniement de la voiture, stress, inexpérience... Autant de facteurs qui rendent la conduite particulièrement fatigante pour un conducteur débutant. Au fil des années et des milliers de kilomètres parcourus, l'expérience permettra de moins se fatiguer. En attendant, un conducteur débutant doit faire des pauses fréquentes. Conduire 2 heures de suite (comme on le recommande pour les conducteurs expérimentés) est faisable pour un conducteur novice, mais risqué. Donc déconseillé.

6. Les solutions

- opter pour une formation en conduite accompagnée, pour profiter de l'expérience d'un accompagnateur,
- effectuer une formation complémentaire (qui permet de réduire la période probatoire),
- conduire une voiture à boîte de vitesses automatique afin de réduire les tâches à exécuter et retarder l'apparition de la fatigue,
- respecter les limitations de vitesse qui s'appliquent pendant la période probatoire,
- ne pas consommer d'alcool (0) ni de drogue avant de prendre le volant,
- éviter de conduire quand si suis fatigué ou la nuit,
- faire des pauses régulières.