Médicaments

1. Avoir conscience de son état

La prise d'un médicament est liée à un état de santé dégradé. Si je dois prendre un traitement, y compris en automédication ou vendus sans ordonnance, je dois m'interroger sur mes capacités à conduire :
- Suis-je suffisamment reposé ? Suffisamment vigilant ?
- Mon trajet sera-t-il long ? Difficile ?
- M'obligera-t-il à conduire de nuit ?
- Mon déplacement est-il nécessaire ?
- Est-ce que je pourrai m'arrêter ou passer le volant si je ne me sens pas bien ?
- ...

2. L'effet d'un médicament

Un médicament, même vendu sans ordonnance, contient des principes actifs. Il entraîne presque systématiquement des effets indésirables, qui peuvent varier selon les individus. Par exemple :
- la somnolence, ou au contraire l'excitation, l'euphorie,
- des vertiges, des nausées,
- des troubles de la vision,
- un ralentissement du mécanisme de prise de décision,
- ...

Autant d'inconvénients qui s'ajoutent à mon état initial, et qui sont incompatibles avec la conduite.

On aurait tendance à se méfier de médicaments tels que les anxiolytiques, les antidépresseurs... Pourtant, un simple sirop contre la toux ou le mal de gorge peut s'avérer dangereux pour la conduite : il peut accélérer l'apparition de la fatigue, provoquer une baisse de l'attention.

3. Lire la notice

Tout emballage de médicament contient une notice. Dans celle-ci, je peux trouver la posologie (quand et en quelle quantité je dois absorber ces médicaments) ainsi que ses effets indésirables.

D'autre part, sur la boîte du médicament, je peux trouver un avertissement qui concerne spécifiquement la conduite. Je ne dois pas le prendre à la légère !

Attention, selon ma forme initiale et comment je vais réagir aux molécules d'un médicaments, je pourrai très bien avoir des effets indésirables incompatibles avec la conduite plus fort que ce que prévoit la mise en garde inscrite sur la boîte ! (Avoir des effets de niveau 3 alors que la mention indique des effets de niveau 2 par exemple).

4. Prendre conseil

Si je dois conduire malgré mon état, je dois demander conseil à un médecin ou un pharmacien. Ce sont aussi les seuls qui pourront m'apporter une solution : adapter ou changer mon traitement par exemple, pour que je puisse (peut-être) continuer à conduire.

Ne jamais décider seul d'arrêter un traitement sous prétexte de pouvoir conduire : je ne sais pas combien de temps les effets dangereux perdurent. Là encore, les conseils d'un vrai spécialiste s'imposent.

5. La responsabilité en cas d'accident

Après enquête, systématique en cas d'accident grave, ma responsabilité pourra être engagée si je suis impliqué dans un accident alors que je prenais un médicament incompatible avec la conduite.

6. Alcool + médicaments

Même à faible dose, l'alcool associé à certains (nombreux) médicaments peut avoir un effet multiplicateur/amplificateur des risques : somnolence (pouvant aller jusqu'à l'endormissement), état de confusion, difficulté de coordination des mouvements, difficultés respiratoires... En plus de présenter des risques pour la santé !