Tunnels : circuler ; pannes ; incidents ; accidents ; incendie

1. Règles dans un tunnel : les interdictions

Ce panneau indique l'entrée d'un tunnel. Il impose aux conducteurs d'allumer les feux de croisement.
Il interdit de s'arrêter/stationner, sauf cas de nécessité (panne, malaise d'un passager...). Il interdit également de faire demi-tour ou marche arrière, même en cas d'incident grave.

2. Les emplacements d'arrêt d'urgence

Ce panneau indique un emplacement d'arrêt d'urgence. Dans un tunnel, un emplacement d'arrêt d'urgence peut être creusé dans la paroi afin d'isoler le véhicule en détresse. Il n'est donc pas toujours bien visible, d'où l'utilité de connaître ce panneau !

Cet aménagement peut être utilisé en cas de problème mécanique ou de malaise d'un passager. A ne pas confondre avec un emplacement pour stationner.

3. Les issues de secours

Ce panneau indique une issue de secours, soit vers la droite, soit vers la gauche selon le panneau utilisé (et sa position). Ici, elle se trouve à gauche.

Les issues de secours sont le seul moyen d'évacuer le tunnel ou de se mettre à l'abri des fumées et de la chaleur en cas d'incendie.

4. Vers quelle issue de secours se diriger ?

Les panneaux indiquant une issue de secours ont un sens, selon si celle-ci se trouve à gauche ou à droite (ou devant/derrière moi).

En cas de danger, et d'incendie en particulier, l'issue de secours la plus proche n'est pas toujours celle que je dois choisir.

Lorsque les 2 issues sont à des distances pratiquement identiques (à 50 mètres près), il est préférable de s'éloigner du danger. Je parcourrai les 50 mètres d'écart en moins de 20 secondes supplémentaires. Ainsi, je risque moins d'être exposé aux fumées toxiques (voire mortelles en quelques secondes), qui peuvent se propager très vite et me désorienter.

5. Les abris

Les abris sont des sas qui débouchent sur une issue de secours.

Je peux y trouver des bouteilles d'eau (à n'utiliser qu'en cas d'urgence) et quelques produits de 1er secours.

Dans un abri (aussi appelé "refuge"), qui me protège des fumées et de la chaleur, je peux communiquer avec les services de secours. Ce sont eux qui viendront me chercher ou m'indiqueront la marche à suivre.

6. Les postes d'appel d'urgence

Les postes d'appel d'urgence permettent d'entrer en contact avec un coordinateur qui déclenchera des secours adaptés : dépanneuse, pompiers, médecins.

Plutôt que d'utiliser mon téléphone portable, je dois privilégier les postes d'appel d'urgence pour donner l'alerte. En effet, ces bornes :
- permettent d'être géolocalisé plus précisément,
- ne sont pas soumises aux aléas du réseau,
- ne peuvent pas tomber en panne de batterie.

7. Les moyens de lutte contre un incendie

Des petits moyens de lutte contre un début d'incendie sont mis à disposition des conducteurs. Généralement, il s'agit d'extincteurs (1 ou 2). On les trouve généralement dans les niches de sécurité.

Ils ne sont pas réservés aux pompiers, qui ont leurs propres équipements.

8. Les niches de sécurité

Les niches de sécurité sont des aménagements qui comprennent un poste d'appel d'urgence et 1 ou 2 extincteurs.

Attention : malgré le fait que ces petits locaux aient une porte (généralement vitrée), celle-ci ne protège ni de la fumée, ni de la chaleur. Il ne faut pas s'y réfugier en cas d'incendie.

9. En cas de panne ou malaise d'un passager

Si un de mes passagers fait un malaise grave, ou en cas de problème mécanique grave, tel qu'un problème moteur (une surchauffe, une baisse de la pression d'huile, de la fumée qui se dégage du moteur, un problème de freins...) ou l'éclatement d'un pneu par exemple, j'essaie dans la mesure du possible de m'arrêter sur un emplacement d'arrêt d'urgence. Je ne cherche pas à sortir du tunnel si la sortie n'est pas visible et proche.

Si aucun emplacement d'arrêt d'urgence ne se trouve à proximité, je serre mon véhicule au maximum à droite et je le signale en allumant les feux de détresse.

La première chose à faire est de sortir du véhicule (après avoir enfilé un gilet "haute visibilité") est de prévenir les services du tunnel en utilisant un poste d'appel d'urgence. Je ne reviens pas vers le véhicule s'il est en panne, je ne tente pas de le réparer.

10. Si la circulation s'arrête dans un tunnel

Si la circulation ralentie ou s'arrête, l'intervalle minimum à conserver est le même qu'en circulation : 2 lumières bleues (situées sur les parois) ou 2 chevrons (peint sur la chaussée).

En cas d'incendie, cela évite que les flammes ne se propagent d'un véhicule à l'autre et cela permet aux véhicules de secours de progresser plus facilement entre les véhicules arrêtés.

J'allume les feux de détresse, pour attirer l'attention des usagers qui me suivent, et j'allume la radio, puisque dans certains tunnels, en cas d'incident, des informations et des instructions peuvent m'être données par ce moyen. Sinon, ces instructions peuvent être diffusées par des haut-parleurs placés dans le tunnel.

11. En cas d'évacuation du tunnel

Si l'ordre d'évacuer le tunnel est donné (par la radio, peu importe la fréquence que j'écoute, par des haut-parleurs répartis dans le tunnel ou par des panneaux lumineux à messages variables), mes passagers et moi devons abandonner la voiture et tout ce qui se trouve à l'intérieur.

Mais je dois impérativement la laisser ouverte (non verrouillée), avec les clés sur le contact ou laissées bien en évidence sur le tableau de bord.

Cela permettra aux équipes de secours de la déplacer si besoin... Voire peut-être, en cas d'incendie, de l'évacuer avant qu'elle ne brûle.